L’ABCPQ formule huit importantes recommandations à Santé Canada

En réponse à une demande de consultation par Santé Canada dans la foulée de la révision de ses trois règlements (Règlement sur les stupéfiants, le Règlement sur les benzodiazépines et autres substances ciblées et le Règlement sur les aliments et drogues, partie G), l’ABCPQ a déposé un mémoire au sein duquel sont formulées huit recommandations.

L’objectif de ces recommandations est d’accroitre la sécurité du circuit du médicament, de favoriser un usage optimal des opioïdes d’ordonnance et de permettre aux ordres de jouer pleinement leur rôle pour encadrer le travail des pharmaciens en vertu des objectifs et principes édictés par Santé Canada.

Voici les huit recommandations présentées à la Direction des substances contrôlées de Santé Canada :

  1. Accorder aux pharmaciens le statut de praticien pour leur permettre au besoin d’ajuster une ordonnance de produits visés par les trois règlements cités précédemment dans l’optique de favoriser un usage optimal et sécuritaire des médicaments et de contribuer par des solutions pratiques à la crise des opioïdes.
  2. Retirer les obstacles au fonctionnement des pharmacies centrales de préparation d’ordonnances pour renforcer encore davantage la sécurité et l’efficience du circuit du médicament.
  3. Permettre aux pharmaciens de déléguer certaines taches ne requérant pas de jugement professionnel avec protocole, mais en conserver la responsabilité.
  4. Autoriser les ressources spécialisées incluant les centres d’hébergement en soins palliatifs ou de désintoxication, ainsi que les prisons, d’avoir des trousses d’urgence permettant de débuter sans délai la prise de certains médicaments visés par la règlementation sous étude.
  5. Éliminer l’interdiction de renouveler les ordonnances et permettre au moins deux transferts pour les classes de médicaments visés aux trois règlements.
  6. Clarifier le libellé des règlements afin d’éviter des interprétations privant la population de soins et de services essentiels.
  7. Favoriser des moyens d’éducation et de sensibilisation à l’usage optimal des opioïdes plus efficace que d’apposer un autocollant et remettre des fiches de renseignements à une fréquence banalisant cette mesure avec l’usage.
  8. Permettre aux pharmaciens de prescrire et de distribuer du cannabis à des fins thérapeutiques.

Cette démarche s’inscrit dans la mission première de l’Association des bannières et des chaînes de pharmacies du Québec, qui est de permettre aux pharmaciens communautaires de jouer un rôle clinique incontournable en collaborant au développement d’un environnement optimal pour les bannières et chaînes et leurs réseaux de pharmacies affiliées.